Cette donnée illustre les projections futures des concentrations en polluants dans l'air en Wallonie à l'horizon 2050.
L'objectif est d'évaluer l'impact des changements climatiques et des émissions anthropiques futurs sur la pollution de l’air et le respect des objectifs de qualité de l'air en Wallonie.
Les projections futures des concentrations en polluants ont été réalisées pour la région wallonne avec le modèle de transport chimique CHIMERE (version 2020r3) par le partenariat AwAC-CELINE-ISSeP. Quatre scénarios ont été considérés: +2 °C et +3 °C de réchauffement global par rapport à l’ère préindustrielle, avec des émissions polluantes d'origine anthropique maintenues constantes (émissions 2017, projet Interreg TransfAIR ) ou réduites (émissions Clean Air Outlook 3 pour 2050). Le modèle CHIMERE a tourné avec les sorties météorologiques du modèle atmosphérique régional MAR (développé par le Laboratoire de Climatologie de l'ULiège), forcé par le scénario climatique MPI-ESM1-2-HR, sur trois périodes (2011-2020 pour le climat présent, 2046-2055 pour un futur à +2 °C et 2076-2085 pour un futur à +3 °C).
Les cartes présentées correspondent aux anomalies entre les périodes 2046-2055 (+2°C) et 2046-2055 (+3°C) et la période de référence 2011-2020 du scénario MPI-ESM1-2-HR. Seules ces anomalies dans les concentrations projetées pour le futur sont utilisées pour être ajoutées aux cartes de pollution RIO pour la période de référence 2014-2023. Les anomalies futures des concentrations moyennes en particules fines PM10 (diamètre inférieur à 10 microns), en particules fines PM2.5 (diamètre inférieur à 2,5 microns) et en dioxyde d'azote sont présentées ainsi que les anomalies du maximum journalier des moyennes 8 heures en ozone (O3) moyenné sur la haute saison (avril à mai, O3 peak season en anglais). Les anomalies saisonnières des concentrations sont disponibles dans les cartes non publiées (disponibles au téléchargement dans les ressources associées).
Les concentrations projetées pour le futur sont aussi combinées dans l'indice BelAQI basé entièrement sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé (https://www.wallonair.be/fr/en-savoir-plus/indice-de-la-qualite-de-l-air.html). Pour chaque polluant (NO2, O3, PM10 et PM2.5), on définit un sous-indice en fonction du niveau de concentrations. L’indice BelAQI est régi par le polluant pour lequel la situation est la plus défavorable, soit le sous-indice le plus élevé. Les variations projetées pour le futur du nombre de jours par an avec un indice BelAQI journalier inférieur ou égal à 3 (qualité de l'air bonne à excellente) ou supérieur ou égal à 6 (qualité de l'air médiocre à exécrable) sont présentées.
Les concentrations moyennes journalières futures ont été comparées aux recommendations de l'Organisation Mondiale de la Santé (PM10 = 45 µg/m³, PM2.5 = 15 µg/m³, NO2 = 25 µg/m³ et O3 = 100 µg/m³). Une série de cartes (non publiées - disponibles au téléchargement dans les ressources associées) présentent les variations du nombre de dépassements par an entre le présent et le futur (pour l'OMS, pas plus de 3-4 jours autorisés par an).
Dans les cartes non publiées (disponibles au téléchargement dans les ressources associées) sont aussi disponibles les anomalies projetées pour le futur de l'indicateur AOT40. L’AOT40-végétation (Accumulated Ozone exposure over a Threshold of 40 ppb (=80 µg/m³)) est un indicateur de surcharge en ozone pour la protection de la végétation, défini par l'UE. Les excédents par rapport à la norme de 80 µg/m³ de toutes les valeurs horaires entre 8h et 20h CET (heure de l’Europe centrale) durant les mois de mai, juin, juillet (soit la saison de croissance) sont additionnés. La valeur cible européenne est de 18 000 (µg/m³).h, en moyenne sur 5 ans. L’objectif à long terme est de 6000 (µg/m³).h. Similairement, l’AOT40-forêt est un indicateur de surcharge en ozone pour la protection de la forêt. Il est calculé pour la période d’avril à septembre et la valeur cible est de 20 000 (µg/m³).h, en moyenne sur 5 ans.